Reprendre le blogging en 2o22

Magicultrice - Semer la magie, vivre sa vie.

Reprendre le blogging en 2o22

Il fut un temps où écrire dans un blog était ma manière de partager, de me questionner.
Puis, en 2o17, instagram m’a attirée. Je n’y voyais pas là une manière d’écrire, plutôt de partager mes photos. Je me rappelle encore mes premiers posts : C’était une jolie image avec, en légende, « un nouvel article sur le blog ! »
Cette pratique s’est peu à peu perdue. J’ai délaissé le blogging, et les longs articles, au profit de textes coincés entre 2200 caractères.
J’aimais beaucoup ce format, même si synthétiser n’a jamais été ma tasse de thé !
L’arrivée des carrousels m’a permis de presque doubler la surface d’écriture. C’était marrant, créatif, instructif…
Puis, peu à peu, je me suis perdue dans ce que l’on attendait d’un compte instagram en 2o22. Je ne me le suis pas avouée tout de suite, mais je ne m’y suis plus retrouvée. Comment des mini-vidéos parsemées de mini-phrases pourraient rivaliser avec de longs textes construits ? Si j’avais réussi à troquer les pages de blog contre des p’tits résumés sur les réseaux sociaux, les tronquer sous forme de Reels me semblaient vraiment impossible. Et même si je pensais que je n’y étais pas attachée, voir ces abonnés descendre à vitesse grand V, ces statistiques chuter.. J’ai tenté de me raccrocher aux branches, comme si perdre ma communauté me renvoyait à un abandon plus grand. J’avais envie de leur crier « Revenez ! » comme je m’accrochais au pantalon du mec qui me larguait en pleine rue autrefois, comme coincée dans un mauvais drama.
Mais ce n’était pas moi.
Après tout, qui suis-je pour forcer les gens à m’aimer ? Est-ce que j’aimerais, moi, que l’on se masque pour me plaire ?
Alors, j’ai délaissé instagram.

Au début dégoûtée, j’ai fini par réussir à « redevenir moi-même ». Ces espèces de « punitions algorithmiques » ont fini par ne plus m’atteindre. C’est déjà ma philosophie dans la vie : mieux vaut être seule que mal accompagnée. Alors, ce sera pareil sur les réseaux. Mes expériences récentes m’ont rappelée que, malgré ma capacité à fédérer, je n’en demeurais pas moins une excentrique marginale qui avait toujours eu du mal à plaire au plus grand nombre. Et, en fait, ça me convient. Je ne sais pas à quel moment la lumière m’a aveuglée, mais ce qui est sûr, c’est que j’ai recouvré la vue.

Je n’ai pas laissé ma plume se fâner pour autant, j’ai continué à écrire, ailleurs. Là où mes logorrhées pouvaient s’étaler, sans que je ne me sente frustrée.
Et puis je me suis dit « qu’est-ce que ça fait après tout, si moi, mon truc, c’est d’échanger via des textes ? Reprenons le blog. Tant pis pour Insta, tant pis si ça n’est plus populaire. »
Pourquoi est-ce que j’écris ? Ce n’est pas pour être (re)connue, c’est simplement parce que j’ai des choses à dire. Des choses à saisir. J’dois les encrer pour les comprendre. Je dois les répéter, les formuler, les métaphoriser, pour les intégrer et les incarner. Et je ne peux pas le faire en quelques bulles collées sur dix slides.

Alors, comme un petit coquelicot, fragile et de traviole, je viens pousser ici, dans le désert de la rédaction.
J’essaie de me réapproprier cet endroit. Qui sait. Cela sera pourra être salvateur.
Ecrire sans me soucier. De convertir, de toucher, de faire bien, de faire comme il faut. Ecrire juste parce que ça sort, ça coule et ça se déverse, sans essayer, sans tenter, sans me dire « là comme ça c’est juste? »
Ecrire comme je l’ai toujours fait. Pour la beauté des lettres qui se forment sur le clavier.

Pourrai-je changer le nom de ce blog ? Je ne sais pas. Dans tous les cas, ma vie entière sera une recherche d’alignement. Pas pour coller à un dogme spirituello-quantique, plutôt pour me rappeler que la vie n’est que questionnements et ajustements, pour s’éloigner des dissonances cognitives, et être honnête avec soi-même.

Bon retour par ici, nous.

 

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